À Caumont-sur-Durance, la santé n’a ni âge ni classe sociale

SANTÉPublié le 11 novembre 2014 à 12h00

C’est tellement évident que personne n’y avait pensé…. Du moins pour la santé ! Car depuis longtemps les achats groupés sont de mise sur le web. Ils permettent d’obtenir un tarif défiant toute concurrence. Il y a un peu plus d’un an, Véronique Debue, adjointe au maire de Caumont-sur-Durance (84) déléguée aux affaires sociales, a fait le choix de négocier une mutuelle santé pour ses administrés : la première mutuelle communale est alors née. Avec plus de 300 foyers adhérents derrière elle, cette femme engagée a pu leur proposer une couverture santé défiant toute concurrence : moins de 50€ pour tous, sans distinction d’âge ou de classe sociale !

Cette démarche répond à un réel besoin de la population. Aujourd’hui, de moins en moins de Français renouvèlent leur mutuelle. Un chiffre est édifiant à ce propos : 500 000 personnes ont refusé d’y souscrire au cours des deux dernière années. Une aberration dans le pays qui revendique le meilleur système de santé au monde. Et les arguments ne manquent pas : trop chère, inutile quand on n’a pas de problème de dents ou de vue. Rétorquons ici qu’une mutuelle prend également en charge la part non remboursée par la sécurité sociale des frais d’hospitalisation. À environ 1 000 € la nuit, la cagnotte peut (très) vite grimper (très) haut.

Prix divisé par deux !

La mutuelle communale se veut une réponse au coût de la vie qui augmente et à la tentation de ne plus se soigner pour faire des économies. André, retraité de Caumont-sur-Durance ayant adhéré à la mutuelle, ne cachait pas sa joie : « avec mon ancienne mutuelle je payais plus de 200 € pour un couple, aujourd’hui c’est moins de 100 € ! » Corinne, également adhérente, affirmait comme une évidence avoir « récupéré du pouvoir d’achat »

Au cours du dernier scrutin municipal, Véronique Debue a été contactée par plusieurs dizaines de communes au sujet de son projet. Mais l’élue reste sur ses gardes. Il ne faudrait pas que ce dispositif soit l’objet d’une récupération politique. À ce titre elle met en garde, le regard bienveillant : « on ne veut pas que ce soit mis en place n’importe comment, cette mutuelle doit être au service des citoyens ! »

Hugo Lane
@LaneHugo

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