Des entrepreneurs marseillais tentent de prendre leur envol avec le Bionic Bird

ÉCONOMIE – Publié le 27 novembre 2014 à 18h00

Bionic Bird. Deux mots et un drôle d’oiseau made in Marseille. En période d’austérité et de marasme économique, c’est bien en innovant qu’Edwin Van Ruymbeke et son équipe espèrent tirer leur épingle du jeu. Et pour ce faire, ce Marseillais héritier d’une famille d’inventeurs de jouets a inventé un drone du futur, qui ressemble à s’y méprendre à un oiseau. Il bat des ailes et virevolte. Pour le guider il suffit d’une application pour smartphone.

Moins de 9 grammes

La prouesse technologique réside dans son poids : moins de 9 grammes, à peine plus qu’un stylo bille. Du polypropylène et du carbone ont permis de faire du Bionic Bird le poids plume des oiseaux télécommandés. Il peut atteindre une vitesse maximale de 20km/h et a une portée de 100 mètres pour une autonomie de 8 minutes. Et pour le recharger, quoi de plus logique qu’un oeuf transportable ?

Actuellement le produit développé est exclusivement ludique et ne permet pas encore de prendre des images. Mais il est bien là l’objectif à moyen et long terme : créer le drone du futur qui se confond avec les oiseaux. Pour le financer, la compagnie a fait appel au crowdfunding. Un mode de financement par internet qui a déjà touché plus de 67 pays.

Du crowdfunding pour voler de ses propres ailes

Marc Zeller, directeur commercial, nous détaille les différents objectifs que l’entreprise s’était fixée : « à 25 000$ nous pouvons commencer la production, à 50 000 l’application pour guider l’oiseau est développée sur Android, à 200 000 nous pourrons développer le vol stationnaire… ». Deux autres « goals », comme on dit dans le milieu, ont été définis : un à 400 000 et un à 800 000$ pour finaliser l’installation de la caméra et pour créer un oiseau-drone. À l’heure actuelle, plus de 150 000$ ont été récoltés.

En échange d’argent, les donateurs se voient offrir un exemplaire du Bionic Bird (pour 100$ donnés) avec plus ou moins d’options selon la somme investie. Ce mode de financement, participatif et international, a permis à la petite entreprise marseillaise de gagner en visibilité sur la scène internationale. De multiples médias français et internationaux se sont penchés dessus. Aux États-Unis et au Japon, l’oiseau a même fait des apparitions télévisées. Dans quelques années, Bionic Bird pourra, espérons-le, voler de ses propres ailes.

Hugo Lane
@LaneHugo

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