Délinquance Belle de Mai : et si la solution se trouvait du côté des citoyens ?

TRANSPORTSPublié le 16 décembre 2014 à 10h00

Nous vous en parlions dans un précédent post, les deux stations de vélos en libre-service situées à la Belle-de-Mai (devant la Friche et place Bernard Cadenat) avaient été fermées pour cause d’actes de vandalisme. Elles sont de nouveau ouvertes depuis jeudi 11 décembre. D’après les informations collectées par CityPost, ce sont bien des actes de délinquance qui sont à l’origine de ces fermetures momentanées. Au delà du simple constat, une question se pose : comment éviter que cela se reproduise ?

Car ces actes ne touchent pas que les stations de vélos, des Cityposters nous ont également signalé des actes de dégradations sur des véhicules stationnés rue Guibal. Cette artère relie la Friche au boulevard National en passant notamment devant le pôle média de la Belle de Mai. Des commerçants de la place Bernard Cadenat signalaient, quant à eux, des agressions fréquentes perpétrées sur des passants. « De l’arrachage de collier au vol de sac à main, il ne se passe pas un jour sans agression dans notre quartier ! » s’indigne cette commerçante qui a tenu à garder l’anonymat. Un autre évoque « des bandes de minots qui cassent des voitures pour le plaisir » toujours sous couvert d’anonymat « par peur des représailles »…

Caméras, police, ré-appropriation ?

Pour Caroline Pozmentier, l’adjointe déléguée à la sécurité et à la prévention de la délinquance, la solution se trouve dans l’utilisation de caméras. « D’ici fin 2015, 1 000 caméras seront installées sur toute la ville, la Friche et la place Bernard Cadenat sont concernées par ce dispositif » annonce-t-elle. L’élue prône également une « plus grande fermeté » vis-à-vis de ceux reconnus coupables de tels actes. Du côté des commerçants et des habitants, on espère des renforts de police sur le terrain. « Le lundi ils sont là pour verbaliser et faire enlever les voitures de la place et après plus rien ! » se désespère cette riveraine avant de souligner que le commissariat le plus proche se trouve dans la cité Félix Pyat.

Pour Dominique Giner, qui possède une boulangerie place Bernard Cadenat depuis 1990, la solution est aussi chez les habitants de ce coin de « presque » centre-ville de Marseille : « nous devons nous ré-approprier notre quartier. On a le sentiment qu’il est laissé à l’abandon, il n’y a pas d’espace vert, pas de terrain pour les jeunes… Quand un quarter est beau, on a envie de l’entretenir et de le respecter. »

Habitants de la Belle de Mai, si vous avez des idées pour vous ré-approprier votre quartier ou l’améliorer, réagissez. CityPost organisera au mois de janvier une table ronde avec des habitants du quartier, des élus et des représentants associatifs pour voir comment se ré-approprier ce quartier historique de Marseille.

Hugo Lane
@LaneHugo

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COMMENTAIRE


2 Réponses à “Délinquance Belle de Mai : et si la solution se trouvait du côté des citoyens ?”

  1. les habitants font tout pour se réapproprier leur quartier comme le montre cette vidéo où les habitants décorent les sapins. Il manque toutefois l’essentiel, c’est à dire la volonté politique de nos élus pour améliorer notre cadre de vie. Nous nous sentons méprisés et nous pensons, comme Mme Giner que le beau appelle le respect. Notre jeunesse est malheureusement déjà trop habituée à la médiocrité!
    http://youtu.be/OM7spvHPHvk

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