Docteur Youcef soigne les bobos de vos vélos

ÉCONOMIEPublié le 30 décembre 2014 à 11h07

Fin de matinée non loin du Vieux-Port de Marseille. Devant une boutique, un vélo est retourné, posé sur la selle. Un médecin un peu particulier ausculte minutieusement les roues de la machine. Le propriétaire attend patiemment à ses côtés, bras croisés, sourire aux lèvres. « Voici le coupable » lâche le docteur en montrant le morceau de verre qu’il vient d’extraire du pneu. Cet urgentiste de la petite reine, c’est le docteur Youcef, chef de service d’Allo Mécano Vélo. Un jeune entrepreneur qui se bouge, le seul réparateur de vélo qui vous dépanne où que vous soyez à Marseille.

Après un coup de fil, il enfourche son vélo cargo et intervient sur le lieu de la panne, de votre travail ou à votre domicile. « J’ai vite réalisé que pratiquement une personne sur deux possède un vélo et que de l’amener à réparer posait souvent un soucis aux usagers » explique le docteur en rangeant sa trousse de secours. « C’est de là qu’est venu l’idée, se déplacer jusqu’au vélo en panne ». C’était il y a deux ans, naissance d’une entreprise qui se détachait du peloton.

Depuis, l’auto-entrepreneur a enchaîné les étapes et sa clientèle est en constante progression. « Je l’ai appelé pour la première fois l’année dernière et depuis je suis devenu un client régulier », avoue Christophe, propriétaire du vélo crevé sur le Vieux-Port. Même si les sommes encaissées sur intervention ne sont pas énormes, comptez en moyenne 20 euros pour une crevaison, c’est la fidélisation de la clientèle qui permet à l’entreprise de Youcef de progresser. La bonne humeur communicative du personnage n’y est pas pour rien. « Le service est toujours impeccable, poursuit Christophe, quand il ne peut pas réparer sur place, il sangle mon vélo sur le sien, le répare dans son atelier et me le ramène ».  

De plus, Allo Mécano Vélo surfe sur la tendance des moyens de transport plus écologiques et plus économiques. «  Le développement en ville des vélos en libre service redonne aux gens le goût du vélo », avoue Youcef. Bien souvent, par la suite, ces cyclistes reconquis préfèrent acquérir leur propre deux roues, une bonne chose pour les affaires du docteur.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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