Le savon de Marseille s’attaque à la Chine

ÉCONOMIEPublié le 22 décembre 2014 à 10h58

« Savon de Marseille », trois mots et un produit que tout le monde connaît. Depuis 2010, Jean-Baptiste Jaussaud, PDG de La Grande Savonnerie, entend redonner ses lettres de noblesse à ce produit et à un métier : celui de maître savonnier. « Pour éviter les dérives, on a décidé d’informer et d’éduquer les gens sur ce qu’est le véritable savon de Marseille » explique Jean-Baptiste Jaussaud.

Aussi bien utilisé pour nettoyer le linge et la maison que pour la douche, les précieuses savonnettes faisaient vivre le quart de la population marseillaise au XIXème siècle. Depuis la fin du XVIIème siècle, plusieurs décrets ont façonné le savon de Marseille d’aujourd’hui. Seuls trois ingrédients entrent dans sa composition : la soude, l’eau et l’huile d’olive. Il doit obligatoirement être fabriqué à Marseille.

Éduquer pour valoriser

« Pour le fabriquer, on mélange les trois ingrédients dans une marmite que l’on laisse chauffer puis refroidir pendant 4 jours et 4 nuits. Le produit est ensuite rincé pendant la même durée afin de retirer l’excédent de soude » explique Sylvain Dijon, maître savonnier. La pâte obtenue passe ensuite dans la boudineuse qui permettra de l’homogénéiser et lui donner une forme lisse et propre.

Ce savoir-faire se transmet depuis des générations sans pour autant que le savon de Marseille ne bénéficie d’une appellation protégée. Face à cette carence, Jean-Baptiste Jaussaud à décider d’éduquer en proposant des atelier au public pour que tout le monde sache ce qu’est le véritable savon de Marseille.

Si aujourd’hui, la plupart des artisans voient d’un mauvais oeil l’arrivée de produit chinois, M. Jaussaud entend quant à lui intégrer le marché chinois. Il compte bien ouvrir prochainement une boutique à Shanghai pour qu’à l’autre bout du monde aussi, on se lave au savon de Marseille.

Hugo Lane
@LaneHugo

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