Ecole de la Busserine : les parents obtiennent gain de cause

ÉDUCATIONPublié le 29 janvier 2015 à 19h03

Ce jeudi 29 janvier, l’école de la Busserine dans le 14e arrondissement de Marseille était de nouveau accessible. Après trois jours de mobilisation, les parents d’élèves ont été reçu par Danièle Casanova, adjointe au maire déléguée aux écoles maternelles et élémentaires. A l’issue de la rencontre, les délégués des parents d’élèves se sont dit satisfaits. Ils bloquaient l’accès à la nouvelle école qu’ils jugeaient dangereuse pour les enfants.

L’ancienne école de la Busserine devait être détruite pour permettre l’avancé du chantier de la L2, élèves et enseignants devaient emménager dans les nouveaux bâtiments. Mais le chantier n’étant pas terminé, ces locaux présentaient de nombreux risques pour les enfants comme, par exemple, un garde corps dans la cours d’à peine 70 centimètres avec plus de 6 mètres de vide de l’autre côté ! « On a même retrouvé des lames de cutter dans les salles », précise Djamila Mostefa, déléguée des parents d’élèves. « Pourtant la commission de sécurité de la ville de Marseille estime que tout est en règle », ajoute la jeune maman.

36 points et un calendrier

La délégation de parents d’élèves est arrivée dans le bureau de l’adjointe au maire avec, sous le bras, une liste de 36 points à rectifier pour sécuriser les lieux. La moitié sera réalisée d’ici une quinzaine de jours, notamment la plantation d’arbres qui permettra de combler les trous béants cerclés de béton dans la cour de récréation ou encore la mise en place d’une porte coupe feu manquante.

Le reste des travaux ne peut être réalisé en présence des 345 élèves. Il sera donc effectué pendant les prochaines vacances scolaires. La date butoir est fixé au 11 mars, jour du prochain rendez-vous avec Danièle Casanova. Les parents estiment avoir été « entendus » et « compris », heureux de la mise en place de ce calendrier. « On veut simplement le meilleur pour nos enfants, souffle Djamila, on y est parvenu grâce à notre détermination et notre solidarité. » Mais ils restent tout de même sur leurs garde. « Ce n’est que lors du prochain rendez-vous le 11 mars que je pourrai dire si je suis pleinement satisfaite ou pas », avoue Ouides Fadella, une autre parent d’élèves. La balle est à présent dans le camps de la mairie.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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