Les Docks libres : « un morceau de ville » dans le 3ème arrondissement de Marseille

URBANISMEPublié le 13 janvier 2015 à 17h00
PROPOSÉ PAR SEVERINE (MARSEILLE 3ÈME)

« Les Docks Libres », c’est « l’opération de conquête de grande envergure » développée conjointement par la ville de Marseille et l’Etablissement Public Foncier dans le 3ème arrondissement de Marseille, depuis 2007. Un projet de renouveau urbain à 70 millions d’euros dont la première étape (sur deux) de 39 900 m² sera livrée en 2015. En attendant CityPost a pu visiter le chantier, accompagné de Laure Agnès Caradec, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’urbanisme et au patrimoine municipal et foncier.

« Les Docks Libres », c’est 280 logements en accession libre, 150 logements sociaux (Logirem et 13 Habitat), 39 logements locatifs intermédiaires, 130 logements étudiants et 100 logements sociaux hôteliers. Un projet « emblématique et innovant » qui se veut donc « plus accessible » selon Laure Agnès Caradec. Cette opération de « réhabilitation socio-économique entre Euromed 1 et Euromed 2, est au coeur du quartier de la Belle de Mai et toute proche de la zone ANRU de Saint-Mauront ». Il a été élaboré par Nexity, une société immobilière qui prévoit d’ailleurs d’implanter son siège régional dans une partie des 3 368 m² de bureaux.

En plus d’une crèche, des ruches d’abeilles sur le toit et de 1 000 m² de commerces déjà prévus, Laure Agnès Caradec souhaiterait installer un système d’auto-partage ainsi qu’une sorte de « colocation inter-générationnelle » dans le projet des « Docks Libres ». Comme pour les logements du stade Vélodrome, il s’agit de trouver, dans une résidence, aussi bien des logements pour étudiants que pour retraités.

Situés sur le Boulevard National, les logements (toujours en construction) seront proposés à des prix accessibles : 2 750 euros le mètre carré, avec place de parking. 200 logements en accession libre sont déjà vendus à des Marseillais majoritairement issus des 3ème, 14ème et 15ème arrondissements. Une opération qui a naturellement reçue le prix 2014 de la cohésion sociale (Institut de mécénat de la solidarité), même si les travaux ont, un temps, été perturbés par des habitants du quartier qui souhaitaient obtenir un travail sur le chantier.

La seconde phase de l’opération, dont le permis de construire a été déposé le 23 décembre 2014, sera quant à elle livrée à partir de 2018. Un projet pour recréer du lien sans enclaver, et surtout proposer du logement aux habitants du quartier, dont certains travaillent sur le chantier. Une opération qui a pu créer de l’emploi dans le quartier de Saint-Mauront. Chiffres à l’appui : plus de 37 000 heures ont été effectuées par des habitants sur le chantier, tandis que la loi ANRU n’en prévoyait que 6 000.

Andréa Dubois
@Dubois__Andrea

COMMENTAIRE


2 Réponses à “Les Docks libres : « un morceau de ville » dans le 3ème arrondissement de Marseille”

  1. Olivier

    De mon bureau j’ai vue sur le chantier. On constate au fil de la construction que ce projet renoue avec des ensembles à très forte densité de population, avec des étages élevés. Par ailleurs il n’y a pas eu de travaux en sous sol pour les places de parking. Ou seront les parkings au final ? Le projet est-il conforme à la réglementation concernant les places de parking , alors que le quartier est déjà saturé de véhicules stationné n’importe comment ? Proposer de faire de l’auto partage ne doit pas venir des prometteurs qui veulent se délester d’un aspect couteux d’un projet immobilier.

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  2. langeron

    Sur le (seul) plan esthétique, quelle catastrophe ! Marseille est spécialiste des « blocs », en longueur, en largeur, en hauteur ; aucune évolution depuis les années soixante ; c’est l’esthétique des cités des quartiers nord transplantée en centre-ville. Quand on revient de Tokyo, voir cela c’est recevoir un coup de poing à l’estomac !

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