Tiersmédiation : une alternative au tribunal à Marseille

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SOCIÉTÉPublié le 12 janvier 2015 à 13h02

« Plus de 75% des litiges traités par la médiation trouvent une issue favorable. » affirme Catherine Firmian. Voilà ce qui lui a donné l’envie de créer tiersmediation. Lancée en mai 2014 à Marseille, cette association propose de régler les conflits sans passer par la case tribunal. Plus populaire outre-Atlantique, cette pratique se démocratise de plus en plus sur notre territoire. En France, la médiation est encadrée par le Code Civil ou Pénal, selon le type de conflit. Elle peut être initiée par un juge ou par l’une des parties impliquées dans le différend.

Une alternative au marasme juridique

« Les tribunaux sont engorgés et les juges orientent de plus en plus vers la médiation » précise la fondatrice. C’est au cours de sa carrière d’experte judiciaire que Catherine Firmian s’est aperçue que « bien souvent, les conflits sont liés à des rancœurs qui n’ont jamais été verbalisées et l’intervention d’un tiers neutre et impartial suffit à les résoudre ». C’est sur ce constat que Catherine et ses deux associés, Marie-Christine Akinian-Gallo et Bruno Liotta, décident de lancer tiersmédiation. En mutualisant leurs compétences, les trois médiateurs proposent des services adaptés aux litiges. Chacun sa spécialité, Catherine s’occupe des domaines liés à l’immobilier et au patrimoine, Marie-Christine, de tout ce qui touche à la famille et Bruno se focalise sur les litiges du monde de l’entreprise.

Une procédure plus rapide et plus simple

« Les dossiers s’accumulent dans les tribunaux, les conflits s’éternisent. Il est urgent de mettre en place un système judiciaire parallèle pour résoudre les litiges qui n’impliquent pas forcément la présence d’un juge » expliquent les trois médiateurs. Selon eux, la médiation est la réponse à la surcharge des tribunaux. Chez tiersmédiation, les dossiers sont généralement bouclées en deux ou trois mois, et la procédure est plus simple qu’au tribunal.

Après avoir été contacté par l’une des parties, le médiateur est chargé de convaincre l’opposant de passer par la médiation. Ensuite, les deux camps doivent adhérer à la charte éthique de tiersmédiation. A raison d’une séance par semaine environ, le médiateur étudie le litige et propose la solution la plus juste et la plus adaptée. L’accord est ensuite rédigé et signé.

Humaniser la justice

« Il arrive souvent que des histoires qui traînent depuis des années soient réglées en six semaines », raconte Catherine. « Les gens se tombent dans les bras à la fin en se disant : mais pourquoi on n’a pas fait ça plus tôt ? » poursuit le médiateur. « La médiation privilégie le côté humain et c’est pour ça qu’on adore notre boulot, ajoute Marie-Christine, à la fin d’une médiation, les gens nous remercient. Et les remerciements c’est mieux qu’un chèque. »

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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