10 ans après la loi sur l’accessibilité, les personnes en situation de handicap manifestent

ACCESSIBILITÉPublié le 11 février 2015 à 19h15

C’était il y a dix ans jour pour jour, le 11 février 2005. Une loi alors votée par le parlement donnait dix ans aux villes de France pour devenir totalement accessibles aux personnes en situation de handicap. Sauf qu’aujourd’hui, force est de constater que le contrat n’est pas rempli. La plupart des communes demeurent globalement hostiles à ce type de public.

C’est la raison pour laquelle plusieurs personnes en situation de handicap se sont réunies mercredi 11 février sur le Vieux-Port à Marseille. Ce rassemblement s’est fait à l’initiative de plusieurs associations. Leur cheval de bataille : l’Ordonnance sur les Agendas d’Accessibilité Pogrammée (Ad’AP). D’après eux, ce texte qui vise à assouplir la loi du 11 février 2005 en repoussant les échéances est inacceptable.

La problématique des déplacements

« Toutes les obligations ont été remises en cause, notamment en matière de transport parce que finalement c’est la fin du transport collectif accessible pour tous ! » s’insurge Mireille Fouqueau, directrice de l’Association des paralysés de France (APF) section Bouches-du-Rhône. « Pourquoi n’y a-t-il pas de rampe d’accès dans les bus pour nous permettre d’être comme tout le monde ? » s’interroge Philippe Guazzelli, président de l’association Notre vie sociale, lui-même en fauteuil roulant.

Il est vrai qu’à Marseille, la problématique des transports en commun est centrale pour les valides et surtout pour les non-valides. Seules les quatre dernières stations de la ligne 1 du métro sont totalement accessibles aux personnes en fauteuil roulant : La Blancarde, Louis Armand, Saint-Barnabé et La Fourragère.

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