AAARG! : 160 pages de culture insolente et pertinente

CULTUREPublié le 9  février 2015 à 10h23

 AAARG! Cri de guerre qui vient du  cœur… Celui d’un collectif qui s’active pour remuer vos méninges et exercer vos zygomatiques. Tous les deux mois, la rédaction concocte une revue déjantée dans ses locaux du 6ème arrondissement de Marseille. AAARG! vient de souffler sa première bougie et présente fièrement son septième opus.

Culture populaire « à la la masse »

AAARG! est une revue bimestrielle, un cocktail molotov de culture populaire insolente et pertinente. A chaque numéro, environ 160 pages, 75% bandes dessinées et 25% d’entretien, de reportage, d’art visuel…etc « Je pars du principe que quand on est curieux, on ne lit pas que du polar ou que de l’humour, explique le rédac-chef Pierrick Starsky, on peut aimer la BD, le cinéma et la musique. » Au fil des pages, le lecteur oscille entre science-fiction, polar, western et fou rire. La revue brise les frontières entre les genres et les formats, du court au long. Un seul fil conducteur,  des choix éditoriaux qui puisent dans la culture alternative une sélection haut de gamme d’auteurs contemporains.

Le choix de la qualité

Il suffit de prendre en main la revue pour constater la qualité : grand format, choix du papier, de la couverture, mise en page, graphisme… Ça transpire l’amour du travail bien fait ! Le contenu est du même acabit, une compilation d’auteurs bourrés de talents, reconnus ou pas. Pour les connaisseurs un échantillon désordonné : Bernstein, Mezzo, Reuzé ou encore Bunk. Pierrick Starsky a du mal à le lâcher, trop humble, mais à force d’insister, le redac chef fini par souffler « ok… faisons simple, chez AAARG! y a du gros niveau. Notre motivation c’est de se dire qu’on bosse avec la crème des auteurs d’aujourd’hui et de demain. » Et c’est ce qu’il voulait depuis le départ.

Do it yourself

« Il n’y avait rien à lire qui me satisfaisait, raconte Pierrick, et j’ai eu envie de créer la revue qui me plaisait. » Lancée en octobre 2013 après un détour par la case crowdfunding, AAARG! ne roule pas sur l’or mais conserve la tête haute. « Au début, les professionnels du secteur ne nous donnaient pas plus de deux numéros, lance Pierrick, et on est encore là ! On galère comme c’est pas permis, on paye nos auteurs et on ne compte pas nos heures. On gagne assez pour rester en vie mais pas assez pour gagner notre vie », ajoute-t-il sourire en coin. La revue est donc plutôt désAAARGentée mais ne manque pas de volonté. La rédaction est bel et bien déterminée à poursuivre le travail acharné.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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