Kaalisi, la nouvelle plate-forme marseillaise de financement participatif

ÉCONOMIEPublié le 05 février 2015 à 19h00 

Les plates-formes de financement participatif ont la cote ! 65 millions d’euros ont été levés en France en 2013 grâce au principe du crowdfunding, 66,4 millions au premier trimestre 2014. Que ce soit sur KissKissBankBank, Ulule ou MyMajorCompagny, l’idée du crowdfunding c’est de permettre  à des particuliers, des entreprises ou encore des associations de récolter des fonds pour financer un projet, sans passer par des organismes de financement ou de prêt classiques. Tout cela via internet. Il y a quelques années, on utilisait ces plate-formes pour sortir un disque ou concrétiser un projet humanitaire ; aujourd’hui on fait appel au financement participatif pour monter ou développer son entreprise, très souvent des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et des TPE (Très Petites Entreprises).

Mais les outils de financement sur internet sont nombreux et pour se démarquer il faut de la nouveauté. C’est ce sur quoi mise Tahar Slimani, le directeur général de Kaalisi. Une plate-forme de financement participatif qui s’adresse aux entreprises et fait ses premiers pas aujourd’hui. Alors pour se démarquer, cet homme de 53 ans a choisi de mettre en application ses idées à Marseille. Pourquoi cette ville ? « Parce que c’est une porte ouverte vers la méditerranée. » explique-t-il à l’occasion de la présentation de la plate-forme : « Nous croyons beaucoup en l’Afrique, c’est là qu’il y a du développement et de la croissance. On s’est dit qu’accompagner des entreprises par le financement c’est bien, mais pouvoir également les accompagner pour qu’elles puissent trouver de nouveaux marchés c’est mieux, et on voulait le faire à l’international alors nous avons commencé par ici.« 

Une entreprise qui mise sur l’accompagnement

Le maître mot, c’est l’accompagnement. Contrairement à ses concurrents, Tahar Slimani a mis en place une stratégie afin « d’accompagner les projets dans la durée pour maximiser leurs chances de réussite« . D’abord, l’entreprise dépose son dossier. Principal critère pour plaire à Kaalisi, être cohérent avec ses valeurs. C’est-à-dire avoir un projet qui se veut bénéfique pour la société, à vocation citoyenne. Passée cette première validation, Kaalisi s’appuie sur ses partenaires (Finances & Conseil Méditerranée, la société d’avocats Lysias Partners, le cabinet d’expertise comptable Ficorec) reconnus pour leur expertise afin examiner le projet en profondeur. Equipe, compétences, aspects juridiques et financiers sont passés au peigne fin. Et enfin la validation finale. Le projet rempli tout les critères, il peut passer à la campagne de crowfunding qui dure 3 mois.

Dans sa démarche d’une économie plus collaborative, Kaalisi a déjà la confiance de deux entreprises locales (la plate-forme a choisi de limiter à 10 les projets qu’elle accompagnera en 2015). Totem.Mobi, service d’auto-partage de Twizy dans le centre de Marseille, aura besoin de Kaalisi pour lever entre 50 000 et 100 000 euros et ainsi acheter 50 à 100 voitures de plus. Emmanuelle Champaud, la créatrice du service, estime « que le positionnement de Kaalisi est parfaitement en phase avec celui de Totem.Mobi. » Ainsi la société pourra « s’exporter à l’international. ». De son côté Philippe Nasarré, directeur général de Medicodose Systems fait confiance à Tahar Slimani pour permettre à son entreprise « de développer ses emballages pharmaceutiques intelligents dans le monde et particulièrement en Afrique.  » Pour cela, il aura besoin de 2 millions d’euros.

Quelle que soit la forme du financement (le don avec ou sans contrepartie, le prêt avec ou sans intérêts, ou la prise de participation pour laquelle les investisseurs deviennent actionnaires), Kaalisi récupère 9% de commission sur chaque projet. « 5% sont dédiés au fonctionnement,  3% à l’accompagnement des projets et 1% pour la rémunération des solutions de paiements sécurisés.« . Et lorsqu’on lui demande quel projet il rêve d’aider à se développer, Tahar Slimani reste fidèle à ses valeurs : du positif et surtout du respect pour les ressources et les personnes.

 

Andréa Dubois
@Dubois__Andrea

COMMENTAIRE


Laisser une réponse