Un MALLABAR pour étudier les écosystèmes marins

SCIENCEPublié le 9 février 2015 à 19h23

Une nouvelle plate-forme d’étude des écosystèmes marins a vu le jour récemment au centre océanographique d’Endoume (Marseille, 7ème). Elle s’appelle MALLABAR (Métabolomique Appliquée à L’étude de LA Biodiversité mARine) et permet une analyse très précise des fonds marins. « On peut mener des analyses métabolomiques très très poussées » se félicite Mathieu Santonja, ingénieur au sein de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine (IMBE). Pour les non-initiés la métabolomique est une discipline qui s’intéresse aux molécules émises par un organisme.

« On réalise des extraits de composés d’algues ou d’éponges et on extrait les composés chimiques à l’aide de solvants, ces extraits sont analysés par la suite » explique Stéphane Greff, ingénieur d’études à l’IMBE. Ensuite les chercheurs comparent les réactions des molécules lorsqu’elles sont confrontées au réchauffement climatique ou un envahissement d’une algue par exemple.

Analyser les changements dans les écosystèmes marins.

Les scientifiques souhaitent mettre en lumière les effets de l’activité humaine sur l’écosystème marin. À travers les réactions des organismes les chercheurs seront en mesure de tirer la sonnette d’alarme sur le réchauffement climatique ou encore les problèmes écologiques. « On constate déjà l’arrivée d’espèces, la disparition d’espèces ou encore une nouvelle distribution de certaines espèces liées à des phénomènes de mortalité massive liée aux changements climatique » décrypte Thierry Perez, responsable du projet MALLABAR.

La plate-forme se trouve actuellement à la station océanographique d’Endoume (Marseille, 7ème) mais son usage va être étendu. En effet, l’outil est à disposition des chercheurs des universités de Toulon et de Nice, en plus de l’Institut Pythéas de Marseille.

COMMENTAIRE


Laisser une réponse