A la rencontre des cultures roms

CULTUREPublié le 8 avril 2015 à 19h00

Les sonorités cuivrées de la musique balkanique, les rires et les cris des enfants qui dansent et s’amusent. Paré de guirlandes colorées, le square Léon Blum (Marseille 1er) est plutôt animé en cet après-midi du 8 avril. A l’occasion de la 44ème journée internationale des Roms, le festival Latcho Divano plante un village associatif en plein centre-ville, gratuit et ouvert à tous. Au menu : sensibilisation, information, activités pour les plus jeunes et concert de 20h à 22h.

« Toutes les associations présentes sont liées d’une façon ou d’une autre à la communauté rom », précise Marie Delahousse, membre de l’organisation du festival latcho divano. Certains stands sont là pour sensibiliser à des problématiques auxquelles sont confrontées les populations roms comme le logement, la faim ou le vide juridique. D’autres mettent en avant la culture de cette communauté. Et c’est bien là l’objet du festival.

Latcho Divano, « le bel échange » en langue romani, met en lumière les cultures tziganes. Films, concerts, stages, conférences… Depuis 8 ans, ce festival combat l’ignorance et les préjugés liés à la communauté rom. « C’est une bonne occasion pour que les habitants entendent parler des Roms pour autre chose que des expulsions ou des faits divers », lâche Frédéric, animateur à Saint-Menet (Marseille, 10e). « Ça leur permet de découvrir la richesse et la diversité de cette culture » ajoute-t-il. Latcho divano prouve depuis 2008 qu’il est possible d’associer festif et militantisme.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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