A Marseille, la mobilisation des parents d’élèves ne faiblit pas

ÉDUCATIONPublié le 14 avril 2015 à 17h43

A Marseille, chaque conseil municipal est l’occasion pour tous les mouvements contestataires d’être entendus des élus et des médias. Celui du lundi 13 avril ne dérogeait pas à la règle. Sujet de discorde numéro un : les écoles publiques de la ville.

Temps d’activités périscolaires (TAP), reforme des rythmes, grève des cantines… Depuis l’année dernière, la situation dans les écoles marseillaises ne cesse de susciter la colère. Et quand on touche aux enfants, Il n’y a pas que des syndicalistes ou des opposants politiques derrière les banderoles et les mégaphones. Les parents d’élèves sont en majorité.

Les parents d’élèves unis pour améliorer la situation

Des habitants se sont unis pour exprimer leur mécontentement, certes, mais surtout pour tenter d’ouvrir un débat. « Il y a sans arrêt des dérapages, des anicroches avec la ville de Marseille parce que la mairie ne souhaite pas vraiment mettre en place un projet dans la concertation », affirme Séverine Gil, présidente d’MPE 13 (Mouvement des Parents d’Elèves). « On manifeste depuis septembre pour défendre ce que l’on pense être le mieux pour nos enfants. On est bénévoles mais on dirait que nous sommes plus motivés que les élus à développer des projets de qualité ». Après une année 2014/2015 plutôt chaotique, les parents d’élèves travaillent aujourd’hui sur la rentrée 2015/2016. Et, bien que la mairie ait annoncé la gratuité des TAP pour l’an prochain, d’autres points noirs subsistent.

Un manifeste pour améliorer la gestion éducative marseillaise

Si les TAP et la réforme des rythmes scolaires ont monopolisé l’espace médiatique, ils ont aussi permis de révéler des problèmes préexistants. Le collectif DZ réunis enseignants, agents territoriaux et parents d’élèves. Depuis fin 2012, ils alertent les pouvoirs publics sur la dégradation du système d’encadrement des écoliers marseillais. « Face à la situation inacceptable dans les écoles marseillaises, on a décidé de monter ce collectif pour recenser les problèmes et la liste est longue » lâche Aurélie, membre de DZ. En octobre 2014, le collectif publie un « manifeste pour les écoles marseillaises ». Un document qui « vise à une refondation profonde de la question éducative à Marseille. »

Une mobilisation aussi forte de la part de bénévoles, sans influence syndicale ou politique, reflète sans aucun doute une situation grave. Mais cette implication des habitants face à un état d’urgence révèle aussi un point positif : la capacité des citoyens à lutter ensemble pour leurs droits.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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