Les femmes de la Belle de Mai réalisent leur propre film

SOCIÉTÉPublié le 30 avril 2015 à 11h19

Moteur, action ! Non à Marseille, il n’y a pas que Taxi ou Plus Belle la Vie qui sont tournés. Il y a aussi des productions bien plus confidentielles mais dont la dimension sociale n’est pas à démontrer. C’est le cas de « Les Femmes ont des Ailes », un (très) court-métrage réalisé par le groupe femmes du centre social Léo Lagrange/Belle de Mai. Le produit fini dure un peu moins de six minutes et a été projeté mardi 28 avril au cinéma le Gyptis (Marseille, 3ème). L’aboutissement de plus de 6 mois de travail. Montrer en musique le quotidien de ce groupe hétéroclite de femmes du quartier, telle est l’ambition de cette production.

Les femmes témoignent face caméra de ce que représente le groupe à leurs yeux. « Il émane surtout de ce film la solidarité qui existe entre nous […] nous sommes toutes d’âges différents, de confessions différentes, d’horizons différents donc c’est un enrichissement formidable » note Ghania. Elles ont entre 25 et 75 ans, sont issues de l’immigration ou non et partagent des moments ensemble chaque semaine. Leur point commun : ce sont toutes des mamans. « J’avais besoin de soutien […] ce groupe me permet de parler, de rencontrer d’autres personnes et de confronter nos expériences… » souligne Nathalie, membre du groupe.

Pour coordonner le projet, le centre social a fait appel à l’association « Les têtes de l’Art » qui opère dans le 3ème arrondissement de Marseille. « Nous avons mis des moyens techniques et humains à disposition des femmes pour qu’elles puissent réaliser leur film après ce sont elles qui l’ont écrit » explique Timothée, coordinateur du projet.

Un moment apaisant qui transpire la bonne humeur à retrouver ici.

Hugo Lane
@LaneHugo

COMMENTAIRE


2 Réponses à “Les femmes de la Belle de Mai réalisent leur propre film”

  1. DUCROS MONIQUE

    Génial. Ne peut se faire que par des Associations et Centre Sociaux…Pourvu qu’ils existent encore à une époque où on en a de plus en plus besoin…moi qui suis d’une génération où l’isolement n’existait pas car on ne connaissait pas l’individualisme.Au sein même de l’entreprise on trouvait la socialisation qui a disparue de nos jours. Il n’était pas rare qu’après le travail on se retrouve pour un pot et refaire la vie ou pendant la pause méridienne une rencontre au café du coin pour une partie de carte. tout cela créait des liens qui perduraient même après le travail…et lorsqu’un de nous se trouvait isolé par la maladie ou les enfants on continuait à entretenir avec lui ou elle des liens extra-travail. Maintenant le lien c’est impérativement un organisme extérieur et heureusement qu’ils existent mais…pour combien de temps….et après qu’est ce qu’il adviendra. Courage, il faut rester debout et continuer de ce battre pour que cette belle machine sociale continue de fonctionner…Bravo Mesdames.

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