De la réappropriation urbaine à Campagne l’Evêque

TERRITOIREPublié le 12 mai 2015 à 19h13

Un bruit strident. La scie circulaire attaque le bois. Nous sommes dans le 15e arrondissement de Marseille, cité Campagne l’Evêque. La caravane atelier du collectif Yes We Camp s’y est arrêtée ce mardi 12 mai pour soutenir les habitants dans leur projet d’aménagement d’espace vert.

Au pied de l’énorme bloc de béton, quelques habitants ont décidé il y a environ trois ans de créer un coin fleuri. Jeanne était de ceux là, « c’est venu de la volonté d’inverser les choses. On voulait faire du beau au lieu de gémir. Donc on a crée ce jardin. » Petit à petit les habitant se sont rassemblés et ont mis les mains à la terre. « Je me suis dit pendant longtemps que j’allais venir les aider » raconte Patrick, résident de la cité. « Et puis je me suis lancé. Le but c’est que les habitants participent pour que ça deviennent vraiment leur jardin, qu’ils aient à coeur de le défendre » poursuit-il. Une initiative qui rentre totalement dans le champs d’action du projet « Caravanade » des Yes We Camp.

Le projet « Caravanade » est né en fin d’année 2014. A partir d’anciennes caravanes, les Yes We Camp créent des unités mobiles prêtes à intervenir sur Marseille et ses environs. A chaque roulotte sa thématique : cantine, multimédia, écologie. Aujourd’hui c’est la caravane atelier qui est de sortie ! Objectif : construire trois bancs en bois pour le jardin Campagne l’Evêque. « Le principe de caravanade, c’est de venir soutenir des projets qui nous tiennent à coeur », explique Vincent, coordinateur de l’association Yes We Camp.  « Il y a beaucoup d’envie et d’idées dans de nombreux quartiers marseillais, poursuit Vincent, et là, en venant en force avec des bras et du matériel, ça permet d’insuffler de l’énergie et de fortifier ces projets. »

Pendant que Patrick supervise les volontaires pour la menuiserie, des mamans du quartiers ramènent à boire et à manger pour tout le monde. « C’est mille petits gestes comme ça qui prouvent qu’il se passe quelques chose dans la cité », sourit Jeanne. Il se passe quelque chose, certes… Les habitants se mobilisent, se prennent en main pour améliorer leur quotidien. Et ça fonctionne plutôt bien.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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