Ewa Greffet, dorure et restauration d’oeuvres d’art

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TERRITOIREPublié le 29 mai 2015 à 15h36

Lorsque l’on pénètre dans l’atelier d’Ewa Greffet (Marseille,6e), on est saisi par l’or bien sûr, mais aussi par le calme, la sérénité qu’il y règne. Comme s’il fallait traiter les oeuvres d’art qui sont restaurées ici avec douceur et quiétude. À longueur de journée, l’artisane prend soin de pièces qui lui sont confiées par des particuliers. Elle leur applique des lotions, leur retire les imperfections, les brique, bref elle leur donne une seconde jeunesse. Cette esthéticienne des objets manie également un métal aussi précieux que brillant : l’or.

Polonaise de naissance, Ewa Greffet a commencé par des études d’histoire de l’art à l’université de Cracovie avant de devenir guide conférencière. L’envie d’exercer une activité manuelle et de découvrir une nouvelle facette de cette discipline qui la passionne l’a orientée vers la restauration d’oeuvres d’arts. En 2003, elle ouvre boutique rue Breteuil (Marseille, 6e), juste en face de la synagogue.

Pour restaurer chandeliers, miroirs ou cadres, Ewa Greffet utilise les feuilles d’or. Vendues en petits carnets (une trentaine de feuilles) dont le prix oscille entre 25 et 40€, elle sont appliquées sur les surfaces à l’aide d’une brosse. On les sectionne en neuf parts égales avant de les déposer délicatement. Astuce : Mme Greffet se passe la brosse en haut du front pour récupérer l’électricité statique des cheveux afin d’attraper les pétales d’or.

Aujourd’hui, elle s’occupe d’une oeuvre rarissime : un barque mortuaire d’une cinquantaine de centimètre datant d’il y a 5 000 ans. Pour cette pièce digne d’un musée, point de feuilles d’or mais une série de produits histoire de prolonger la vie de cet objet millénaire…

Chaque semaine, retrouvez le portrait d’un artisan local sur CityPost en partenariat avec la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Hugo Lane
@LaneHugo

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