Jérôme Amy, forgeron par passion

TERRITOIRE Publié le 8 mai 2015 à 17h20

Puissant, le bruit du marteau sur le fer. Il fait sursauter autant qu’il agresse l’oreille. Dans son tout petit atelier situé dans le garage de sa maison à Éguilles, Jérôme Amy soude, découpe, frappe, tord, sculpte l’acier. Pourtant rien ne destinait cet homme aux lunettes rondes à devenir forgeron. D’abord étudiant en école de commerce, puis en pharmacie, c’est à l’âge de 35 ans qu’il décide de changer de voie.

« J’ai fait des études pour faire plaisir à tout le monde et la réussite sociale […] mais ça ne m’a pas réussi » explique-t-il avec pudeur. « Un choix-passion » comme il l’affirme volontiers qui n’a pas été sans concession. Sur le plan salarial déjà mais aussi sur le plan humain : « c’est une année de sacrifice, on se retrouve dans le nord de la France, entre les Vosges et le Jura, dans une petite chambre de 9 mètres carrés. Mais c’est une chance de pouvoir le faire ! »

Une opportunité qui s’accompagne également de difficultés car si Jérôme Amy semble et affirme aujourd’hui être épanoui, il reconnait que la profession est vivement secouée par la crise. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, d’après lui ce ne sont pas les « petits » qui sont les plus vulnérables : « quand on peut rester petits, on survit. Mais je plains les grosses boites qui ont plus de charges à payer et ne tiennent pas le choc. »

Chaque semaine, retrouvez le portrait d’un artisan local sur CityPost en partenariat avec la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Hugo Lane
@LaneHugo

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