Alternatiba, le combat citoyen contre le dérèglement climatique

ENVIRONNEMENTPublié le 29 juin 2015 à 16h59

Ils ont bravé l’interdiction et tout s’est passé dans le calme et la bonne humeur. Samedi 27 juin, la caravane Alternatiba, rebaptisée pour l’occasion Alternatibaïoli, a posé ses valises à Marseille. Interdit par la ville, le village associatif s’est installé sur le Cours Julien (Marseille, 6e) en fin de matinée. Toute la journée, des projets ont été présentés, des concerts et des débats ont eu lieu. La thématique : la lutte contre les changements climatiques et surtout le rôle qu’ont à jouer les citoyens dans ce combat.

Initié à Bayonne en 2013, ce mouvement s’est peu à peu étendu à toute la France. « L’idée c’est d’alerter sur l’urgence climatique, d’interpeller les décideurs politiques et économiques […] pour freiner le dérèglement climatique et d’appel la population à mettre en route dès maintenant […] la transition sociale et écologique », résume Txetx Etcheverry, coordinateur Alternatiba Europe.

De bonnes idées locales

Sur le village, de nombreuses associations locales étaient présentes pour montrer que chaque citoyen a des clés en mains pour lutter contre le dérèglement climatique et avoir une attitude plus « éco-responsable ». Parmi celle-ci, Oléo-Déclic propose de chauffer votre domicile à l’huile ! La matière grasse servant à la friture est récoltée dans des restaurants, filtrée, nettoyée et ensuite utilisée comme combustible dans les chaudières. Une solution « plus intéressante car sans particule, sans souffre […] en circuit court avec des emplois non-délocalisables » d’après Alain Vigier, coordinateur.

D’autres misent sur l’investissement, non pas financier mais humain. Les Petits Débrouillards oeuvrent auprès des jeunes publics à travers des activités ludiques. Mathilde, membre de l’association, explique : « ici on présente des énergies alternatives et renouvelables […] et comment on pourrait remplacer certaines énergies comme l’énergie fossile ». Chez le Réseau Tripalium, on va même au-delà de la sensibilisation. Cette association, propose de fabriquer des éoliennes lors de stages. Une construction « très accessible » et « réalisable en cinq jours » d’après César, membre de Tripalium. Du fait maison pour lutter contre la sur-consommation, difficile de faire plus écolo !

Hugo Lane
@LaneHugo

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