Association « Bzzz » : l’apiculture participative

ENVIRONNEMENTPublié le 2 juin 2015 à 13h03

Et si les abeilles disparaissaient ? Einstein aurait répondu que la fin de l’humanité serait proche. L’association marseillaise Bzzz s’engage depuis 3 ans pour protéger les abeilles. Elle travaille à la sensibilisation du public via une apiculture participative. Les adhérents étaient invités les 30 et 31 mai pour une journée d’initiation au rucher de l’association situé à Tourves, au pied du massif de la Sainte Baume.

Conscientiser les citoyens

« 30% des colonies d’abeilles disparaissent  en moyenne chaque année », affirme Sarah Cherel, coordinatrice de l’association. Pesticides, maladies, manque de biodiversité… Les abeilles souffrent de nombreux maux et leur nombre ne cesse de diminuer. Or, 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Près d’un tiers de ce que nous mangeons relève de ces championnes de la pollinisation. « La survie des abeilles dépend de la prise de conscience des hommes. Et nous voulons participer à la conscientisation des citoyens » ajoute Sarah. Chez Bzzz, conscientiser les citoyens, c’est leur mettre les mains dans la ruche.

Le temps d’un week-end, Bzzz accueille ses adhérents. 48 heures pour sensibiliser, initier, impliquer. Ça démarre avec une session d’information pour comprendre le b-a-ba du fonctionnement d’une colonie d’abeille. Malgré l’ambiance détendue (petit cours théorique en plein air, assis à l’ombre) l’auditoire est studieux. Les stylos grattent et les questions fusent. Puis, l’heure est à la métamorphose. Une fois les vareuses de protection enfilées, le petit groupe s’approche des essaims. « C’est toujours un moment exceptionnel la première fois qu’on ouvre une ruche », sourit Sarah.

Un rucher participatif

Quelques secondes d’appréhension lorsque le toit se soulève. Puis l’admiration devant ces cadres de bois qui bourdonnent de vie. La théorie s’anime sous les yeux des participants. La cire, la propolis, le pollen, la reine, les mâles, les butineuses, les nymphes… On imagine facilement les regards enfantins des adhérents derrière les grilles de protection. « Avec les explications qu’on a eu avant c’est encore plus impressionnant de les voir à l’œuvre… Je trouve ça magique », lâche Soraya, l’œil brillant. « S’approcher d’une ruche, l’ouvrir, l’observer… C’est top ! Beaucoup d’informations d’un coup mais c’est très enrichissant », ajoute Vincent, sourire aux lèvres. Tous deux viennent d’adhérer à l’association.

Bzzz fonctionne sur le même principe qu’une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). « Les adhérents cotisent à l’association. Leurs cotisations nous permettent d’acheter des ruches et des essaims. Ensuite on leur distribue le miel après chaque récolte, une au printemps et une à la fin de l’été », explique la coordinatrice. Sans obligation, les adhérents sont aussi invités aux initiations à l’apiculture, à participer aux travaux sur le rucher et bien sûr à partager des moments festifs.

Bzzz fête ses trois ans d’existence. Trois années de travail et de pédagogie pour faire bouger les choses. L’association compte aujourd’hui plus de 150 adhérents.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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