Des écoliers-reporters à l’Africa Fête

CULTUREPublié le 10 juin 2015 à 18h03

La chanteuse béninoise Sessimé répond aux questions, assise à une table du Café Julien. Face à l’artiste, le micro est tendu par un bras menu. Au bout, une jeune journaliste en herbe d’une dizaine d’année : Prescillia. Comme ses camarades du CM1/CM2 de l’école Bernard Cadenat, elle participe à une initiation au journalisme dans le cadre de la onzième édition du festival Africa Fête à Marseille. Les apprentis-reporters étaient à l’Espace Julien mardi 9 juin pour interviewer les artistes en résidences.

Animé par Radio Galère et l’association Acos Parla, cette initiation au journalisme offre aux élèves l’occasion de se frotter aux techniques de l’interview, à la prise de son ou au montage audio, mais pas que. A l’image du festival, les enfants sont allés à la rencontre des cultures africaines pour échanger, apprendre et créer leur projet.

« C’est le fruit de plusieurs mois de travail » souligne Elodie Calbera, leur professeur. En amont du festival, les élèves ont découvert les artistes, leurs environnements et leurs biographies pour préparer au mieux les questions. « Plus qu’un univers artistique, c’est pour eux une ouverture culturelle sur tout un continent, un territoire sur lequel ils ont beaucoup de stéréotypes » ajoute l’enseignante de l’école Bernard Cadenat. Avec les rencontres de Sessimé ou Fou Malade, les apprentis-reporters découvrent des artistes engagés qui associent musique et combat. Pour Elodie Calbera, aucun doute : « l’école doit être le porte-parole de la lutte pour les vraies valeurs ».

Tour à tour, les élèves prennent le micro, les questions fusent. Natidja sort de son interview de Sessimé, les yeux pleins d’étoiles : « elle lutte contre la violence faites aux femmes et aux enfants, c’est vraiment bien. En plus elle a une belle voix et et je la trouve très belle ». La journaliste est sous le charme… Au même moment, une partie de la classe observe les répétitions sur la scène. Quand certains ne résistent pas à l’appel du rythme, les bassins remuent, d’autres sont immobiles, subjugués par les musiciens. « J’aime bien Africa Fête parce qu’on apprend des choses et qu’on fait des trucs qu’on avait jamais fait avant », sourit Prescillia.

C’est la seconde année que l’Africa fête coopère avec l’école primaire de la Belle de Mai. Le travail porte ses fruits. « C’est vrai que nous avons très peu de problèmes dans la classe qui proviennent de non respect des différences, du rapport à l’autre » constate Elodie. « Je pense qu’ils ont compris que la diversité culturelle est une richesse. » Le festival commence jeudi 11 juin, motivés ?

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux
TOUTE LA PROGRAMMATION
>>> http://africafete.com/evenements/88/fafi-marseille-2015

 

RETOUR EN IMAGE SUR L’EDITION 2014 >>> http://africafete.com/blog/78/reportage-africa-fete-marseille-2014

 

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