Un concept-store ouvre ses portes au MuCEM

ÉCONOMIEPublié le 05 juin 2015 à 18h08

La créativité locale débarque au MuCEM. A l’occasion du lancement de la saison estivale, une boutique éphémère ouvre ses portes sur le toit du fort Saint-Jean. Jusqu’à la fin de l’été, quinze créateurs et designers de la région sont représentés dans le concept-store. Vêtements, accessoires, vaisselle, meubles, biblos ou simple cartes postales, tous les produits sont estampillés local et artisanal.

Le collectif marseillais « Villa Alliv » a sélectionnée cette quinzaine de jeunes talents. En plus de présenter leurs produits, les créateurs se sont aussi emparés de l’identité du MuCEM pour créer des produits inédits. Au lieu de la banale boutique de souvenirs, gavée de joyaux provençaux « made in bout du monde », le MuCEM met en avant le talent et la créativité locale.

« On a vraiment l’envie »

« Pour un musée national, c’est une grande première, d’habitude c’est plutôt strict comme fonctionnement » explique Julien Guillaume, membre du collectif « Villa Alliv » et co-gérant du concept store. « C’est bien que ce type d’institution fasse confiance à des jeunes parce qu’on a vraiment l’envie et que souvent on ne nous donne pas l’occasion de faire les choses » ajoute Julien. Avec ses deux millions de visiteurs annuels, le MuCEM offre un beau tremplin à ces jeunes entrepreneurs. Mais c’est également l’occasion de mettre en lumière le dynamisme et la créativité de notre territoire.

On ne l’entend jamais mais, avec plus de 150 créateurs, Marseille est la deuxième ville de mode en France. Sur la région PACA, ce secteur représente 19 000 emplois et 1 milliard d’euros de chiffre d’affaire. « C’est un tissu économique phénoménale » affirme Matthieu Gamet, directeur général de Kulte et président de la Maison Méditerranéenne de la Mode. Il y a quelques années, les créateurs ne souhaitaient pas mettre en avant le côté made in Marseille, plus souvent associé à Kalash qu’à branché. Aujourd’hui, la roue tourne : « la mode, c’est la plus belle robe médiatique qu’on puisse avoir pour habiller cette ville » poursuit Matthieu. « C’est très bon pour l’économie locale et pour l’image globale de la mode en Méditerranée ».

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

COMMENTAIRE


Laisser une réponse