UndARTground, panier d’artistes locaux

ÉCONOMIEpublié le 24 juin 2015 à 15h17

Le concept store UndARTground, vous en avez sans doute déjà entendu parler. Mais avez-vous déjà eu la curiosité d’aller fouiner dans cette boutique du 2e arrondissement de Marseille, à l’angle des rues Sainte-Françoise et des Repenties ? Cette petite caverne située dans le quartier du Panier regorge de pépites et déborde de créativité locale. Petite leçon de rattrapage au cas où…

Marseille à l’honneur

Pourquoi « concept-store » ? Parce que la boutique réunis plein de créateurs locaux. Pourquoi « art » ? Parce que se balader dans le magasin, c’est découvrir les productions d’artistes talentueux qui ne demandent qu’à être connus. Pourquoi « underground », parce que le principe du propriétaire est de dénicher un peu partout et de mettre en valeur les produits qui représentent la culture underground locale.

Le genre d’échoppe « qui manquait à Marseille », d’après Julien, le fondateur. En 2012, il crée ce premier concept-store au Panier, à deux pas du futur MuCEM. Un quartier qui ne cesse d’attirer les touristes depuis 2013. « Aujourd’hui on peut dire qu’on a réussi notre pari. On est bien implanté dans le quartier, on a de plus en plus de créateurs et d’artistes à proposer. On participe aussi à de nombreux événements culturels comme la Fiesta des Suds ou le Watsa festival », se félicite Julien.

Graphistes et graffeurs

Avec la complicité d’artistes et de graphistes tels que Joke, Acet, Batch, Oaï of life, eboy, ou encore Nhobi, il propose une ligne de produits qui marque, non sans humour, l’identité marseillaise. D’après le propriétaire, une collection qui séduit aussi bien « les Marseillais fiers de leur ville que les touristes qui souhaitent ramener un souvenir original ». A elle seule, la façade du magasin résume l’esprit du concept-store.

La fresque qui décore les murs extérieurs du magasin a été réalisée par le street artiste brésilien Nhobi. A Marseille depuis 2012, Fabio, aka Nhobi, est parti au Brésil avec Julien. « Au retour on a décidé de faire cette fresque sur la façade », raconte l’artiste. « Je me suis inspiré des couleurs et des formes des favelas. Il y a des similitude avec le quartier du Panier, le côté à la fois populaire et gai », ajoute le graffeur. Une façade qui attire l’oeil…et les clients ! De futurs projets sont en cours. Même philosophie « priorité au local » mais chut, c’est un secret… On vous en parle bientôt.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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