Des drones sous-marins à L’Estaque

ECONOMIEPublié le 1er juillet 2015 à 16h37

Que celui qui n’a jamais entendu parler de drone lève le doigt. Oui, même vous, au fond de la classe, vous connaissez ces machines volantes qui occupent souvent la Une de l’actualité. Mais saviez-vous que leur famille s’étend au milieu aquatique ? Une société d’ingénierie marseillaise développe ces drones marins. Basée à l’Estaque, Subsea Tech propose une gamme de produits de renommée internationale, à la pointe des nouvelles technologies.

Le savoir-faire Subsea Tech, c’est essentiellement deux types de drones : les drones de surface et les drones sous-marins. D’un côté des minis-catamarans, entre 10 et 80 kg, avec une portée maximale de 3 km. De l’autre, des robots sous-marins de moins de 7 kg,  capables d’atteindre les 150 mètres de profondeur. « Nos drones sont équipés de caméras et de capteurs pour l’observation et l’inspection en milieux aquatiques », explique Katharina Roespel, responsable commerciale et marketing chez Subsea Tech. Polyvalents, ces robots « made in Marseille » sont utilisés dans plusieurs secteurs professionnels.

Polyvalence et performance au service de la croissance

Intégralement conçus et assemblés à Marseille, les drones Subsea Tech attirent un public varié. Les services de sécurité et de défense, comme par exemple la marine suédoise ou la police de Moscou, l’utilisent pour effectuer de la recherche et de la surveillance. Les drones Subsea Tech sont également exploités pour des travaux ou de l’inspection. Des sociétés telles que Véolia ou Vinci les emploient sur des ouvrages d’art tels que des ponts, quais ou digues. Ces petites merveilles technologiques sont aussi très appréciées des scientifiques du CNRS ou de l’Ifremer pour observer la faune et la flore. « Jusqu’à maintenant, on utilisait des moyens humains pour réaliser ce type de mission. Envoyer un drone c’est moins dangereux et moins cher », rappelle Katharina. La polyvalence et la performance des machines Subsea Tech séduit. Le chiffre d’affaire ne s’en porte que mieux.

Créée en 2005, la société marseillaise se destinait au départ à de la consultation pour des interventions sous-marines robotisées. « Au bout d’environ trois ans, on s’est mis à développer nos propres robots », raconte Yves Chardard, président et fondateur de Subsea Tech. « Aujourd’hui, nous sommes une vingtaine d’employés, dont plus de la moitié d’ingénieurs. Nous réalisons 60 % de notre chiffre d’affaire à l’export, du Chili au Japon », précise le directeur. Un secteur commercial de niche qui offre de belles parts de marché. « Le monde s’intéresse de plus en plus à ce qui se passe sous l’eau et nos seuls concurrents se trouvent en Russie ou aux États-Unis », souligne Katharina. Prochain objectif de Subsea Tech, intégrer le riche milieu du yachting. Un petit joujou aux alentours des 20 000 € pour occuper les milliardaires, las de siroter des cocktail sur le pont.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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