Sea Shepherd traque le plastique en Méditerranée

ENVIRONNEMENTPublié le 15 juillet à 18h57

« Le plastique étouffe lentement les océans » lâche Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd. L’ONG qui lutte depuis plus de trente ans pour préserver la faune et la flore marine était à Marseille lundi 13 juillet pour le lancement officiel de Mare Nostrum. Une opération itinérante qui vise à récolter les déchets plastiques en Méditerranée.

Un pavillon à tête de mort claque dans le mistral. La silhouette noire du Columbus, navire ambassadeur de Sea Shepherd, flotte au pied du MuCEM. Les membres de l’ONG présente Mare Nostrum, leur nouvelle opération. Après avoir sauvé de nombreux dauphins l’année dernière aux îles Féroé, Sea Shepherd France s’attaque cet été aux déchets plastiques et au filets fantômes, perdus ou abandonnés par les pêcheurs.

Jusque fin septembre, trois bateaux et vingt-cinq volontaires vont sillonner la Méditerranée entre France, Espagne et Italie pour récolter un maximum de débris. Retour prévu début octobre à Marseille. Les déchets plastiques ramassés seront pris en photo aérienne puis recyclés dans le textile avec des partenaires comme G Star Raw et Adidas. C’est le projet Vortex. Sea Shepherd souhaite que les habitants des métropoles méditerranéennes prennent conscience de la situation et de leur responsabilité.

Des Déchets assassins

« C’est en pleine mer, loin des yeux, que les déchets plastiques tuent le plus » explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France. « On veut que les gens comprennent que le sac plastique qui est jeté finit parfois dans l’estomac d’une baleine ou d’un dauphin ». Nil, Danube, Rhône… Soixante neuf fleuves se jettent dans la Méditerranée. Et avec eux, les pollutions des villes comme Marseille. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Mare Nostrum démarre et se clôture à Massilia. « Une impulsion qui naîtrait à Marseille aurait un impact sur l’ensemble de la Mediterranée. On voudrait que Marseille devienne une ville moteur, une ville exemple, ça pourrait changer la donne » explique Lamya.

« Le plastique est mangé par les oiseaux, les poissons, le plancton… Il tue nos océans à petit feu.» ajoute Paul Watson« D’un côté, la situation n’a jamais été aussi désespérée, de l’autre nous sommes plus attentifs qu’avant à la pollution en mer. Nous devons trouver une solution  », poursuit le fondateur de l’ONG. La Méditerranée accueille environ 250 000 dauphins et plus de 2 000 baleines. Elle est aussi l’une des mers les plus polluées.

 
Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

COMMENTAIRE


2 Réponses à “Sea Shepherd traque le plastique en Méditerranée”

  1. Thomas Iltis

    Bravo et merci pour cette mobilisation ! j’envisage sous peu de ne plus être simple spectateur, mais acteur impliqué dans vos combats !

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