Montez à bord du bus de l’histoire

TERRITOIREPublié le 23 septembre 2015 à 20h00

Que deviennent les bus après leurs ultimes trajets ? Des destinées variées. Certains servent de véhicules-écoles quand d’autres sont bons pour la casse. Ces derniers intéressent particulièrement les Amis du rail et des transports de Marseille (ARTM). Cette association née en 1981 collectionne les vieux bus, les tramways ou encore les trolleybus. Aujourd’hui, la structure possède une quinzaine de véhicules répartis sur trois sites : Saint-Giniez (Marseille, 8e), la Rose (Marseille, 13e) et la Calade (Marseille, 15e).

L’ennui, c’est que ces trois sites sont fermés au public. Trois hangars qui regroupent une frange de l’histoire marseillaise : celle du développement du réseau de transports en commun. Les plus anciens véhicules datent de la fin des années 1920 et les plus récents ont été mis en service au milieu des années 1990. 70 ans d’évolutions mécanique, technique et technologique hors de portée du public. Un réel gâchis.

À quand un musée des transports marseillais ?

S’intéresser au réseau de transport marseillais, c’est faire un constat : la situation n’a pas été en s’améliorant. « Le réseau de transport d’antan était meilleur que celui d’aujourd’hui, il y avait un meilleur maillage de la ville » explique Nicolas Heintre, membre de l’association. Des trolleybus électriques et des voitures tirées par des chevaux constituaient, au siècle dernier, l’essentiel des transports en commun. Mieux desservie et plus écologique, les transports marseillais ont bien changé pour répondre aux enjeux de la seconde partie du XXe siècle. Plus peuplée et surtout plus véhiculée, la population a peu à peu tourné le dos aux trolleybus qui quadrillaient alors dans le territoire.

Aujourd’hui, l’association souffre d’un cruel manque de visibilité et rêve d’obtenir un lieu où entreposer ses véhicules pour les montrer aux habitants. Une sorte de musée des transports en commun phocéens. « On a tous des souvenirs liés à ces véhicules […] et on voudrait montrer aux Marseillais l’évolution des transports depuis 140 ans » explique Daniel Augerolle, président de l’association.  Le message est passé.

 Hugo Lane
@LaneHugo

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