Fiesta des Suds : graff in progress…

CULTUREPublié le 14 octobre 2015 à 19h45

Le son du spray de peinture, le cliquetis de la bille dans la bombe… À l’aube de la Fiesta des Suds, le Dock (Marseille 2e) tourne au rythme du graffiti. Pour cette 24ème édition, le festival accueille un projet de street-art itinérant. Des graffeurs d’horizons différents réalisent ensemble des fresques uniques, expression d’un même art teinté de différentes cultures.

Bastia, Rio, Marseille, Dakar. Trois continents et quatre collectifs d’artistes autour d’un projet de rencontres, d’échanges et de créations. Les graffeurs s’invitent chacun leurs tours dans leurs fiefs à l’occasion de festivals. Ils travaillent en commun et créent des oeuvres hybrides, transculturelles.

« Pour les artistes, c’est intéressant de se plonger dans le regard de l’autre » explique Fallou N’Diaye de Sunu Groove Production, à l’origine du projet. Si le graffiti a des points communs dans le monde entier, « la culture du graff est différente selon les continents, poursuit Fallou, au Brésil, il est plus pratiqué pour décorer les favelas et en Afrique, pour raconter l’histoire ». Ces différences nourrissent aussi bien l’artiste que son oeuvre.

« Si on reste enfermés chez nous, on n’a pas d’évolution dans le travail, donc oui c’est vraiment un plus pour nous ces échanges », affirme le Bastiais Karma Théora. Après avoir accueilli en Corse les Cariocas d’Acidum Project, lui et son compère Soez sont partis au Brésil. Ils se retrouvent aujourd’hui à Marseille en compagnie du collectif local Design Maker. De quoi booster l’inspiration…

« Ça se ressent au niveau de la musique, de la peinture, de l’art en général, lâche le Marseillais Joris, les voyages et les rencontres c’est toujours enrichissant dans le travail ». Les oeuvres sont visibles sur toute la durée du festival. Vous avez jusqu’à l’aube du dimanche 18 octobre pour profiter ce projet unique.

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

 

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