De l’importance de développer le crowdfunding

ECONOMIE – Publié le 9 novembre 2015 à 17h28

En quelques années, le financement participatif, aussi connu sous le nom de crowdfunding est devenu le moyen de financement privilégié de tout type de projet. Les plate-formes se sont multipliées à vitesse grand V tout comme le nombre de donateurs et les montants levés par la finance participative. D’après André Jaunay, vice-président de l’association Financement Participatif France, il s’agit « d’une réelle révolution financière. Les gens ont toujours eu envie de financer des projets et aujourd’hui encore plus car il y a un souhait de circuits courts, une recherche de sens et une certaine défiance à l’égard des institutions financières ».

Lors d’un colloque intitulé « Deuxièmes rencontres euromediterranéennes du crowdfunding », de nombreux acteurs du financement participatif étaient réunis à la Villa Méditerranée. La société Provence Booster accompagne exclusivement des projets locaux « qui créent de la valeur économique ou culturelle pour le territoire » explique Muriel Villain, la fondatrice. Elle poursuit : « aujourd’hui les banques ont des contraintes financières, les Etats ont moins d’argent. Pourtant des projets ont besoin de vivre ! » C’est précisément là qu’intervient le financement participatif. « Les gens ont besoin d’avoir le sentiment de participer un peu à la création d’un projet. Dans le crowdfunding on fait appel à l’intelligence collective. »

De l’autre coté de la Méditerranée, le crowdfunding commence à se développer mais il subsiste « un problème de réglementation car de nombreuses plate-formes sont illégales », explique Asmaa Guedira qui travaille au sein de Ouishare, un association qui met en relation des acteurs de l’économie collaborative. Toutefois Mme Guedira concède volontiers que « certaines entreprises de l’économie collaborative n’intéressent pas les investisseurs ou les fonds d’investissement et donc, pour elles, le crowdfunding est une solution. » Le coworking a déjà bien gagné le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord et le financement participatif devrait en faire autant. D’ailleurs André Jaunay, de Financement Participatif France, met en garde : « il faut importer cet outil révolutionnaire dans les pays du Sud, sinon on risque de se retrouver avec de nouveaux écarts entre le Nord et le Sud. »

Hugo Lane
@LaneHugo

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