13 minutes de vulgarisation scientifique

SCIENCESPublié le 3 décembre 2015 à 15h00

13 minutes pour captiver le public et transmettre du savoir, voilà le défi relevé par l’équipe du 13 minutes Marseille. Cet événement gratuit de vulgarisation scientifique s’est tenu le 1er décembre dernier à Marseille dans l’auditorium de l’Alcazar. Six petites conférences de 13 minutes sur des thèmes variés devant une salle comble. Des milliers d’internautes en ont aussi profité grâce à une retransmission en direct sur le web.

Six pointures locales d’horizons différents ont abordé des domaines liés à l’astrophysique, l’océanographie, les mathématiques ou l’anthropologie. Seul point commun entre les orateurs, l’envie de partager leurs connaissances, leurs travaux, leurs recherches. « C’est très important de vulgariser le savoir, c’est une des clés qui m’a donné envie de participer », raconte Sylvain Sené, enseignant chercheur à l’Université d’Aix-Marseille. « Mais ce n’est pas un exercice facile », sourit le scientifique.

13 minutes pour convaincre et pas une de plus, c’est la règle. Un challenge qui demande de la préparation.« On a eu plusieurs répétitions, ça m’a permis de cadrer mon propos », explique l’anthropologue Fatoumata Ouattara.« L’équipe de 13 minutes Marseille prend vraiment à coeur l’organisation », précise la chercheuse. Cette équipe, c’est celle de l’Université d’Aix-Marseille.

13 Minutes, un nom à consonance locale… Ce concept est pourtant né à l’Université Paris Diderot. Il y a trois ans, l’Université d’Aix-Marseille le développe sur notre territoire. Le succès fulgurant en a surpris plus d’un. « Au début, on comptait juste faire une seule édition, se souvient Valentin Emiya, coordinateur du 13min Marseille, mais le public et les collectivités locales nous ont poussés pour continuer ».

Aujourd’hui, le 13 minutes Marseille, c’est 10 000 euros de budget pour un événement annuel soutenu, entre autres, par la région PACA, le Centre nationale de la recherche scientifique (CNRS) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Cette années les 300 places gratuites se sont écoulées en trois jours. 

Kévin Derveaux
@KevinDerveaux

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